Deux maisons à meubler - Jesse Allen

Mon blogue

Deux maisons à meubler

Deux maisons à meubler - Jesse Allen

J’étais très content de mes nouvelles chaises, que j’avais eues à un prix dérisoire lors d’une vente privée. J’avais été prévenu par un message, personnel, de la part d’une boutique où j’achète régulièrement des objets de décoration pour mes deux maisons, celle de la ville et celle de la campagne. Ma conjointe, a un sens des proportions et des couleurs que je lui envie. Elle m’a accompagné, le jour de cette vente privée, mais elle n’a pas pu rester. Elle avait une soirée entre amies, consacrée aux livres qu’elles avaient lus pendant le mois de mai. Elle avait été invitée à rejoindre ce cercle de discussion par Angélique. Elles s’étaient rencontrées pendant leur séance de méditation bimensuelle. Elles s’étaient découvert des passions communes, puis des affinités et une amitié sont nées. J’étais content de savoir que ma conjointe avait une nouvelle amie.

Je l’avais croisée lors d’une réception, qu’un couple d’amis donnait dans sa demeure, en l’honneur des cinquante ans de notre hôtesse. Je parlais avec Janine d’appartements à louer au 2250 Guy, dans lesquels je lui recommandais d’installer sa fille, Amanda, lorsque ma femme me présenta Angélique. Je ne l’avais pas du tout imaginée brune et petite, avec des lunettes et un sourire avenant. J’étais ravi de faire sa connaissance, et elle fut d’une grande délicatesse lors de notre brève conversation. Sans être timide, elle savait être discrète, une qualité que j’apprécie. C’était la seule fois que je lui avais parlé. Je mentionne cette jeune femme pour une raison simple, sa présence lors de mon choix pour les sièges qui entourent la table de ma salle à manger.

Elle était venue chercher ma conjointe, car elles devaient se rendre chez Catherine, qui habite à plus de vingt minutes de route de notre domicile. Quand Angélique vit ces chaises, elle s’extasia sur leur forme, leur harmonie, le confort qu’elles promettaient. Je n’avais pas vu ce modèle de ce point de vue, mais dès que je me suis assis, j’ai compris que je ne pourrais plus m’en passer. Je les ai commandées par douze, mais je pense que j’en reprendrai bientôt, pour les mettre dans notre demeure à la campagne. De plus, je reconnais que cela m’amuse de passer d’une maison à une autre, et d’avoir du mobilier commun. Ce matin, je repensais à tout cela, car je venais de prendre les mesures de la table, que je voulais, elle aussi, changer.