L’orgueil d’un beau-père - Jesse Allen

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L’orgueil d’un beau-père

L’orgueil d’un beau-père - Jesse Allen

Quand on a de la chance de connaître une personne manuelle, on peut profiter de ces services, de sorte à faire de grosses économies. Je voulais absolument bâtir un chalet en bois. J’avais une idée bien précise de son architecture. Seulement, à chaque fois que je faisais le tour de tous les frais pour accomplir mon projet de résidence secondaire, je me retrouvais avec des milliers de dollars au-dessus du budget avancé. Il me fallait de l’aide, et la seule personne qui était en mesure de me l’apporter, était mon beau-père, qui avait travaillé dans le bois.

J’avais négocié pendant plus de six mois, une entente avec mon beau-père pour simplement lui montrer les plans, et lui demander conseil. Il avait fini par accepter de me donner un coup de main, à la condition qu’il puisse mettre son grain de sel. Évidemment, lui, était un pro, et le reste du monde entier n’était fait que d’incompétents. Après quelques jours, il avait fait quelques rectificatifs sur les plans. Il fit une étude approximative de la quantité de bois nécessaire, et de tous les éléments qui devaient être achetés pour finaliser le projet. Il me soutenait tout de même, qu’il ne m’était pas obligé de faire fabriquer les portes et les fenêtres, ainsi que le mobilier de cuisine, car il y avait assez de magasins pour en proposer en bois brut, personnalisables et adaptables.

Deux mois plus tard, mon beau-père s’était occupé de faire l’achat des différents bois pour la construction. Le plan à la main, il avait dirigé toutes les opérations guidant chaque ouvrier pas à pas. J’avais trouvé un magasin où je pouvais acheter, porte et fenetre Saint-eustache. On m’offrit le port et je donnais ce jour-là une adresse encore fictive, tout en précisant que c’était la seule maison en bois en construction sur les lieux. J’arrivais quelques heures plus tard, et recherchait mon beau-père qui avait disparu du chantier. Les ouvriers non plus ne savaient pas où il était. J’apercevais les portes posées à l’extérieur à même le sol. Un des ouvriers m’annonça que les portes étaient trop petites ou trop grandes selon les pièces. Mon beau-père avait fait des rectificatifs, mais avait oublié de les ajuster au diamètre des portes. Il allait falloir refaire presque tout le chantier, pour réadapter celui-ci par rapport aux portes que je venais d’acheter. Je me retrouvais à bâtir un chalet en bois massif à l’ancienne en l’ajustant sur des portes en bois préfabriquées. Quand je revis mon beau-père, je lui demandais sagement de prendre la porte.