Ma première véritable action de secourisme - Jesse Allen

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Ma première véritable action de secourisme

Ma première véritable action de secourisme - Jesse Allen

Si j’ai décidé d’intégrer les secouristes, c’est parce que j’avais eu envie de faire quelque chose en plus de mes études. Je ne faisais rien de mes weekends, et cela commençait à me peser. Il y a quelque mois, je discutais avec une amie qui était volontaire de la Croix-Rouge. Elle m’a raconté l’énorme passion qu’elle voue pour le secourisme. Sauver la vie des gens était gratifiant me disait-elle, et ça m’a donné l’envie de m’y mettre. Je ne savais pas que devenir secouriste allait autant me plaire, j’ai intégré le corps juste parce que je trouvais ma vie un peu fade. Ma première intervention sur le terrain a été une expérience humaine particulièrement forte.

Mes premiers mois chez les secouristes

Les premiers mois, il ne se passait rien de spécial. En fait, nous ne faisions que passer nos soirées dans les véhicules de la Croix-Rouge pour ramasser des victimes de bagarres, des victimes d’agression, des personnes qui ne peuvent plus renter chez eux à la suite d’une soirée bien arrosée ou des personnes victimes de malaise. Parfois, nous restions dans des grandes tentes installées près du stade Olympique de Montréal à nous occuper de gens qui ont un peu trop bu. Je reconnais que l’ambiance était bien, mais je commençais à éprouver de la lassitude. Je m’étais dit qu’être secouriste était plus fatigant que le cégep, et je songeais vraiment à tout abandonner.

Je ne suis pas un héros, je suis un secouriste

Un jour, alors que j’étais stationné avec mon binôme près de l’ancien domicile de l’équipe de baseball des Expos, une violente bagarre a éclaté entre des jeunes. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait, mais j’ai seulement vu un jeune homme s’être fait tabasser avant de tomber par terre. Nous nous sommes rués vers lui par instinct, il était vraiment mal en point. Il saignait beaucoup à la tête, à cet instant, je me suis rappelé de la formation. Nous l’avons transporté sous un auvent rétractable, et je l’ai soigné comme il le fallait. Pour la première fois, je me suis senti utile. Je n’ai pas eu besoin d’aide, c’était comme si j’avais fait ça toute ma vie. Ce jour-là, j’ai finalement compris l’importance de l’activité de secouriste. Nous sommes amenés à sauver la vie des gens, et désormais, je savais que j’étais fait pour ça.