Mes nouveaux pulls - Jesse Allen

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Mes nouveaux pulls

Mes nouveaux pulls - Jesse Allen

J’avais un mal fou à me trouver des pulls en laine doux. Même avec le col de ma chemise, je ne pouvais m’empêcher de ressentir les grattements de la laine sur mon cou. La laine vierge n’était pas pour moi, mais je suis frileux, et j’aime avoir bien chaud quand la période froide arrive. J’allais donc sur un site Internet, que mes amis m’avaient recommandé. Les pulls étaient en cachemire ou en laine de mouton, la plupart du temps du mérinos. La laine d’agneau était aussi un des composants de leurs vêtements, car ils avaient des chaussettes, des chemises en coton gratté, ou en laine tissée. J’en vis une qui me plaisait vraiment. Sur un fond noir, elle était chinée de gris. Je la porterais en hiver, par-dessus mes chemises en coton. L’alpaga était aussi présent dans les créations de cette marque. Je pris plusieurs vêtements de différents styles, en plus de la chemise tissée en laine. J’espérais qu’enfin, je serais à mon aise dedans.

Une semaine après, un colis arriva. Il était bien petit comparé à tous les achats que j’avais effectués. Je sortis avec précaution chaque vêtement pour en constater l’état. Pas un fil n’était tiré, je fus rassuré. Emballés dans du papier de soie, les chandails étaient en parfait état. Ils avaient la douceur que je recherchais, tout en ayant une coupe parfaite. J’étais conquis. Après les avoir nettoyés avec beaucoup d’attention et de délicatesse, je mis un de mes nouveaux achats quelques jours après. Je devais dîner avec ma mère, et j’attendais sa réaction. Elle voit tout, les changements de chacun de mes vêtements, comme une perte de poids, ou encore une nouvelle coiffure. Lorsqu’elle me vit arriver, elle me complimenta sur ma tenue. Elle trouvait ce chandail beige très beau. Elle ne put s’empêcher de toucher la matière du pull.

Comme c’était très doux, elle me demanda s’ils faisaient les mêmes modèles pour les femmes. Je lui répondis que j’avais vu, en effet, des gilets avec des coupes féminines. Je retins l’idée pour un cadeau prochain que j’aurais à lui faire. Elle m’expliqua qu’elle avait commencé un traitement des varices. Elle serait bien mieux l’été prochain, m’expliqua-t-elle. Je la complimentais sur son air détendu et reposé. Elle se lança dans de grandes explications ; elle avait rencontré un professeur de yoga exceptionnel. Elle ne pouvait plus se passer de ses cours. Depuis qu’elle avait commencé avec lui, elle pratiquait des exercices quotidiens.