Mon vieux Papy - Jesse Allen

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Mon vieux Papy

Mon vieux Papy - Jesse Allen

Il y a des moments que l’on apprécie plus que d’autres. Mes préférés, étaient ceux que je passais avec mon grand-père maternel. C’était un véritable Papy. Il avait trouvé un système imparable lorsque j’étais enfant, pour me faire apprendre l’alphabet. Il sirotait quelque chose, mettait sa tête en arrière, et se mettait à le réciter tout l’alphabet en faisant un drôle de bruit avec sa bouche. Cela avait le don de mettre mes parents très en colère. Cependant, quoi qu’ils aient dit à l’époque, je l’apprenais par cœur grâce à cela. Il avait l’habitude de me mettre sur ses genoux en début de soirée, et de me raconter des tas d’histoires. Elles sortaient toutes de son imagination, sauf celles concernant sa famille. Il avait toujours un ton un peu plus grave pour les raconter. C’est ainsi que j’apprenais que je descendais d’une ancienne famille européenne de marchands ambulants, qui avaient tous un don commercial particulier. Il me disait toujours, il fallait vendre, vendre, vendre coûte que coûte, autrement, il était hors de question de rentrer à la maison ! Il était encore plus dur de rentrer les poches vides, que de se faire virer de bord sans cesse par les gens !

Alors que je grandissais, il vieillissait tout en gardant sa tête. Il avait une mémoire phénoménale. La première fois que je touchais ma paye, je la lui offrais entièrement. Il m’avouait ce jour-là, que c’était un geste qui était enfoui en moi, et qui appartenait à mes ancêtres. Ensuite, il me posa diverses questions à propos de mon nouveau travail. J’avais eu un mal fou à lui expliquer ce que c’était que d’être un sp├ęcialiste AdWords. Il n’arrivait toujours pas à comprendre que l’on puisse faire du commerce avec des personnes que l’on ne voyait pas, et que l’on ne connaissait pas. Pour lui, l’essentiel de ce métier se faisait face-à-face. Le nerf de la guerre, c’était de savoir faire plier la personne qui était face à soi, à accepter l’offre, et de faire l’achat. Il ne concevait pas du tout l’idée d’une vente possible, sans un rapport humain. Je créais un blog quelque temps plus tard, où il m’était possible de communiquer directement avec certains clients, en donnant quelques-uns de mes avis, avec la possibilité de donner quelques appréciations sur les avis mêmes des clients. Toutes les époques ont leur façon de faire les choses. Même si je ne fais pas du porte-à-porte comme mes ancêtres, les mots-clés m’en ouvrent certaines. Ainsi vont les choses.