Piero Fornasetti - Jesse Allen

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Piero Fornasetti

Piero Fornasetti - Jesse Allen

Piero Fornasetti était un artiste que j’avais toujours admiré. J’avais eu le bonheur d’aller à une exposition, dans ma jeunesse, où j’avais pu admirer ses œuvres. Les meubles qu’il avait créés étaient des commodes ou des bureaux décorés de reproductions de temples romains, de femme avec une cocarde et un bonnet phrygien ; un paravent représentait un château de cartes avec les personnages du jeu se promenant dans l’image ; des assiettes avec le visage d’une femme, toujours la même, tirant la langue, portant des lunettes ou une moustache, clignant de l’œil, ou encore buvant dans un bol. J’appris aussi sur Internet qu’il inspira divers designers après lui. La plupart de ses créations furent effectuées au milieu du vingtième siècle, mais je trouve son œuvre toujours aussi contemporaine.

J’avais demandé l’avis de mon conseiller financier sur un investissement que je comptais faire, quand je me dis que je pourrais aussi acquérir une pièce de collection de mon artiste favori. J’avais demandé à un ami qui connaissait mieux que moi le marché de l’art. J’étais particulièrement intéressé par une chaise en bois avec un soleil à demi-levé sur le haut du dossier. Une autre pièce que je trouvais particulièrement extraordinaire était un paravent avec un trompe-l’œil qui représentait une bibliothèque chargée de livres et d’objets décoratifs. Je m’étais aussi interrogé sur la cote de cet artiste sur le marché, mais il était très difficile de trouver des renseignements sur ce sujet. J’avais, durant mes recherches, trouvé un lit en forme de lune que je trouvais si beau que je le pris pour ma petite-fille. Je savais que quand elle recevrait ce présent, elle serait enchantée.

Je pris aussi un service à thé pour ma fille et un foulard en soie avec une reproduction de Marianne. J’attendais tous ces objets avec impatience. Lorsque ma femme m’appela pour me dire qu’un livreur se présentait à l’entrée de notre propriété. C’était par un bel après-midi d’été, alors que je lisais dans mon jardin, à l’ombre d’un pommier. Je sus tout de suite que ce que j’avais reçu. Quand je déballais les objets, je fus ravi de constater que les reproductions étaient d’excellente qualité. Ma femme trouva le foulard magnifique et très original. Je savais que la dominante de rouge serait à son goût. Ma fille et ma petite-fille avaient, elles aussi, l’air ravi. Je fis monter le lit de la petite tandis que ma fille portait le service dans la cuisine pour le nettoyer et l’utiliser au plus vite.