Quand on adore les desserts - Jesse Allen

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Quand on adore les desserts

Quand on adore les desserts - Jesse Allen

J’avais vu que Pierre Hermé venait de sortir un livre. Ce génie français de la pâtisserie avait une réputation excellente, et je rêvais de goûter à une de ses spécialités. En attendant, je voulais m’offrir son dernier livre, Satine. Le nom m’évoquait le faste de Paris, les magnifiques tenues de grands couturiers, la douceur, évidemment, du satin. Les ingrédients de base utilisés dans les recettes de ce livre étaient, l’orange, le fruit de la passion, et ce qu’il nomme, la creamcheese. Je ne trouvais aucun équivalent pour décrire cette crème en français. C’était amusant que le plus Parisien des pâtissiers, se serve de cet ingrédient typiquement issu de la cuisine anglaise. Ce mélange des saveurs est très moderne, et il ouvre la voie à de nombreuses expériences gustatives. Je venais, donc, d’acquérir cet ouvrage dans une librairie où je vais très souvent. Leurs précieux conseils, et leur stock important de livres en tous genres, me plaît beaucoup. Je leur avais commandé le dernier livre du pâtissier, mais je repartis avec deux romans policiers en plus.

Comme Escoffier, ou Bocuse, l’auteur dévoilait ses tours de mains, ses mélanges et ses ingrédients fétiches. Un autre livre de recettes qu’il avait écrit m’avait beaucoup plu. Il concernait la préparation des macarons. Je savais qu’un célèbre gâteau en forme de macaron rose était devenu un des classiques de sa maison. Les Secrets de Pâtissiers, un ouvrage qui était écrit en collaboration avec plusieurs autres maîtres de cet art, m’avait beaucoup apporté. En amateur éclairé de desserts, j’aimais aussi mettre la main à la pâte de temps en temps. J’avais réalisé une pièce montée de petits choux fourrés au praliné, ce qui change nettement de la crème vanillée habituelle. J’avais proposé à un de mes amis de faire un gâteau pour l’anniversaire de son fils et je lui avais confectionné un château-fort, avec des roulés à la confiture de fraises, en guise de tours, et dont la base était un gâteau marbré. J’avais figuré les créneaux avec des bonbons.

Cette réussite m’avait amené à me lancer dans des cours de cuisine que je suivais tous les jeudis soirs. À l’entrée de l’immeuble où les séances d’apprentissage se tenaient, un système d’inspection par camera était installé. La première fois que je suis allé là-bas, je ne savais pas comment entrer et, heureusement, une autre élève me reconnut et me fit passer avec elle. Je suis vraiment ravi d’avoir pu tant progresser, ce qui contente tous les gourmands autour de moi.